Illergan : Deuxième Âge

En Illergan, le calendrier de référence est celui des humains. Les autres civilisations ont leurs propres référentiels de temps mais savent également utiliser celui des humains. Les dates qui suivent dans cette chronologie sont donc celles du calendrier humain.

An 1 (suit l'an 2444 du Premier Âge) : Mariage de Enaar et Yselna
Ce nouvel Âge commence par le mariage entre Enaar, fils aîné du roi Vacynaar, et Yselna, la fille unique du roi Loen de Lerg. Cet événement officialise l'alliance entre les deux royaumes humains et marque le début d'une ère de paix en Illergan.
An 54 : Pacte d'indépendance de Vacynaar
Les colonies humaines éloignées de Vacylnor se plaignent de l’incompétence de la capitale en matière de gestion et de défense, alors qu'elles paient de lourdes taxes. Le roi Vacynaar, afin d'éviter la révolte, décide d'accorder l'indépendance économique et militaire à toutes les régions trop éloignées de la capitale. Les jeunes nobles de ces colonies sont toutefois tenus de passer au moins un an dans la capitale pour que leur statut soit reconnu par le roi. Ces régions s'organisent par la suite en cités-états avec chacune leur propre garnison et fiscalité.
De 60 à 72 : Intégration des servénors aux royaumes humains
Le statut des servénors vivant dans les cités et villages humains devient le même que celui des roturiers humains. Ils sont toutefois en moyenne bien plus pauvres et n'ont accès qu'aux métiers les moins valorisants. Une véritable scission s'opère entre ces servénors "humanisés" et les clans nomades indépendants qui parcourent les déserts du Vacyentir et le Dyartantic.
De 70 à 75 : Révolte des elfes du lac
Le roi Loen de Lerg décide de taxer les elfes du lac, qu'il considère comme étant sur son territoire. Les elfes s'y opposent mais n'ont pas de réel gouvernement pour s'organiser, car ils dépendent en théorie de Elesne, reine des Bois de Saphir et de Rubis. Celle-ci ne désirant pas entrer en conflit avec Loen, une fronde s'installe alors autour du lac Vestyl et s'étale sur cinq années. La reine Elesne décide finalement d'intervenir pour faire cesser le massacre et va personnellement rencontrer le roi de Lerg dans sa capitale afin de négocier un traité équitable. À l'issue des négociations, les elfes du lac sont intégrés au royaume de Lerg en tous points : leurs notables les plus influents sont anoblis et une loi contre la discrimination est instaurée, obligeant notamment le roi et ses descendants à toujours avoir au moins un haut-conseiller elfe à leurs côtés.
De 93 à 98 : Première Guerre Chaotique
Une Porte Tserlan à proximité de Sirlund s'ouvre sur une armée d'artarüls, de narcros, de morts-vivants et de Dragons en provenance de Kurtaral, un plan parallèle qui est alors baptisé "Monde du Chaos" par les illergannéens. C'est la première interaction avérée entre Illergan et Kurtaral. L'invasion est menée par Ydraal, roi artarül et puissant mage, aussi surnommé le "Maître des Dragons". Les forces d'Ydraal mettent la région à feu et à sang, mais la cité de Sirlund parvient à résister grâce à ses mages. Ydraal divise son armée en deux afin de continuer le siège tout en se dirigeant vers Vacylnor. Il met une année entière pour y parvenir, prenant le temps de raser toute forme de civilisation sur son passage. A Vacylnor, le roi Enaar a eu le temps de rassembler ses troupes et de solliciter l'aide des elfes et des nains. Son armée, menée par les meilleurs mages de ces trois peuples, dont le célèbre Tignar, repousse les forces d'Ydraal et les fait reculer vers le nord. Pendant ce temps, une armée d'elfes avec à leur tête la reine Vaelna de Sarlam va secourir Sirlund et parvient à briser le siège qui dure alors depuis deux ans. Ydraal décide quelques semaines plus tard de retourner à la Porte Tserlan pour y rassembler son armée. Il y parvient malgré les efforts des illergannéens et s'installe dans les plaines de Sirlund en attendant de retrouver l'avantage. La guerre perdure pendant trois ans de plus sans qu'aucun camp ne brise l'autre. Le roi artarül s'avoue alors vaincu et retourne sur Kurtaral, en refermant la Porte Tserlan derrière son armée. Le bilan macabre en Illergan s'élève à plusieurs dizaines de milliers de morts, en majorité des civils humains du nord du Vacyentir.
An 99 : Apparition des fiefs draconiques
La plupart des Dragons accompagnant l'armée d'Ydraal ne sont pas rentrés en Kurtaral, bien que nul ne sache pour quelle raison exactement. Ils explorent rapidement toutes les terres connues et s'accaparent des territoires dans les régions les moins civilisées de Lerg et du Vacyentir. Ces territoires, rarement défendus par les royaumes humains, nains et elfiques auxquels ils sont rattachés, deviennent de véritables fiefs draconiques. Ils attirent les Élémentaires, manifestement soumis aux Dragons, et les rares espèces intelligentes qui survivent à l'invasion sont réduites en esclavage. Les régions qui comptent le plus de fiefs draconiques sont les Bois de Saphir et de Rubis, le Dyartantic et les Monts Yarlysy. Dans ces derniers, beaucoup de Dragons de moindre puissance adoptent un mode de vie nomade de super-prédateur et ne cherchent pas à dominer de territoire.
De 100 à 130 : Construction d'Orica
Vacylnor dresse le bilan de la Guerre Chaotique : malgré la victoire, tout le nord du Vacyentir est à reconstruire, les Dragons menacent tous les peuples d'Illergan et les armées chaotiques pourraient revenir à tout moment. Suivant les conseils du mage Tignar, héro de guerre, le roi Enaar demande l'aide de tous les royaumes du Vacyentir pour bâtir le nouveau cœur des défenses illergannéenes : la cité d'Orica. Construite au centre du continent, dans les Monts Yarlysy, le rôle de la cité fortifiée est de former rapidement et en grand nombre des mages de guerre capables de faire face à la menace chaotique. Tignar est nommé Archimage de la cité d'Orica et organise dès l'an 110 des campagnes contre les Dragons dans les Monts Yarlysy. L'objectif est de soumettre les plus faibles par la magie et de tuer les autres. Il connaît un certain succès en terme d'extermination, mais les sorts de domptage des Dragons ne sont pas encore au point. En 130, tous les rois et reines du Vacyentir se réunissent à Orica et signent un pacte d'alliance contre l'envahisseur chaotique.
An 142 : Découverte des Portes Tserlan
La prêtresse tohiste Saïlna parvient à percer le secret de la Porte Tserlan de Sirlund, celle qui a permis l'invasion chaotique. Elle comprend qu'il ne s'agit pas d'une prouesse magique des artarüls mais d'une composante de la nature, essentielle à l'équilibre des mondes. Elle prédit alors l'existence d'une multitude d'autres Portes, dont une partie seulement mène vers Kurtaral. À partir de cette année, la recherche des Portes Tserlan devient en enjeu majeur pour tous les royaumes d'Illergan, même en Lerg et sur les îles laissées intactes par la guerre. Le culte Toh Argan se lance également dans cette quête afin de garder un certain contrôle sur ces phénomènes élémentaires qu'il vénère autant qu'il craint. Les recherches sont toutefois encore très peu avancées quand la deuxième Guerre Chaotique commence. La découverte de la prêtresse Saïlna plonge le haut-clergé tohiste dans une profonde réflexion sur la structure de l'univers et des forces élémentaires : la présence d'autres mondes est déjà supposée, mais elle est maintenant avérée et il semble même possible d'explorer ces mondes.
De 568 à 578 : Deuxième Guerre Chaotique
La Porte de Sirlund s'ouvre à nouveau sur une horde de Dragons qui s'élève rapidement hors de portée des mages humains et elfes. Ils se dispersent dans les cieux sans causer de réels dégâts et la Porte Tserlan se referme rapidement. Pendant un mois, ils font des raids éclairs sur des villes (apparemment choisies au hasard) et y causent des dégâts limités. Ils reviennent finalement à Sirlund et forcent le passage pour rentrer en Kurtaral. La moitié d'entre eux se fait décimer par les forces d'Illergan mais le reste parvient à destination. Le lendemain, cinq nouvelles Portes Tserlan s'ouvrent simultanément : la Porte d'Urlical, la Porte de Rubis (en Lerg), la Porte de l'Est (dans le Tyrkas-Avyn), la Porte du Désert (au nord de Taërson) et la Porte d'Orica. Cette dernière est ouverte dans le seul but de détruire la nouvelle cité des mages, mais Tignar et son armée tiennent bon et contiennent la menace dans l'enceinte de la citadelle. Partout ailleurs, les forces chaotiques, bien plus nombreuses que cinquante ans auparavant, écrasent toute résistance et envahissent en une dizaine d'années tout l'est du Vacyentir (à part Sirlund), la plus grande partie de Lerg et prennent même le contrôle des mers entre Urlical et Vag Gan. Nyrgu et les deux archipels de l'est sont toutefois épargnés. La terreur inspirée par Sanoïra, la nouvelle reine artarüle, pousse une grande partie des civils (de tous les peuples) à fuir les territoires conquis et à migrer massivement vers l'ouest. Le peuple le plus touché par la guerre est celui des elfes qui perd pendant cette guerre ses deux plus grands royaumes : celui de Sardav et celui de Nesvinda. Au bout de dix ans de guerre totale, les forces du chaos semblent s’essouffler et la reine Sanoïra propose une trêve aux chefs illergannéens. Ceux-ci n'ont d'autre choix que d'accepter, contre l'avis de Tignar ainsi que des reines elfes qui n'ont à présent plus grand chose à perdre.
An 580 : Exode vers Démicéria
Après la deuxième Guerre Chaotique, deux grands courants de pensée s’installent en Illergan : les Résistants veulent organiser la contre-attaque jusqu'à prendre le contrôle des Portes Tserlan, tandis que les Migrants veulent quitter les terres connues et l'horreur de la guerre pour s'installer sur un territoire vierge. Ce second courant est motivé par la découverte de Démicia "Plume d'Argent", une druide exploratrice à dos d'aigle géant qui a parcouru l'océan de l'ouest pendant la guerre, en prévision d'une défaite des illergannéens. Elle a ainsi découvert en 570 un nouveau continent sauvage qu'elle a baptisé Démicéria. Dix ans après cet exploit, un grand conseil est tenu par tous les puissants d'Illergan - qu'ils soient Résistants ou Migrants - pour prendre une décision commune dont dépendra des dizaines de milliers de vies. Il est finalement admis que la surpopulation de l'ouest ainsi que l'épuisement de ses ressources n'aiderait en rien la Résistance. Une immense flotte est alors construite en un temps record dans les ports d'Arlicor et plusieurs cités portuaires de Lerg. Cinquante-mille humains, elfes, nains et servénors embarquent au printemps 580 pour Démicéria, guidés par la druide Démicia. Seuls six-mille d'entre eux arriveront à bon port, six mois plus tard, découvrant à l'occasion l'existence d'une Frontière Élémentaire gardée par quantité de Titans Lorgas.
De 616 à 624 : Exode planaire des anvas
En 616, un bataillon d'anvas - espèce jusque là inconnue - force une sortie depuis la Porte de l'Est et vole à tire-d'aile jusqu'à Sirlund en essuyant de lourdes pertes de la part des Dragons de Sanoïra - dorénavant surnommée "le Fléau de l'Est". Ils profitent de la trêve pour être reçus par le roi Vanorl de Vacylnor et demandent l'asile pour leur peuple tout entier. Ils proposent de rejoindre la guerre du côté d'Illergan - en y apportant notamment leur connaissance de Kurtaral - en échange d'une intégration aux royaumes de ce monde. Vanorl et ses alliés soupçonnent une ruse et demandent aux anvas de prouver leur bonne foi et leur compétence par un acte militaire significatif. Un an plus tard, le Styral Anurfeynat - bras droit de la reine Sanoïra - est pris en embuscade et assassiné en Kurtaral. Cent guerriers anvas forcent la Porte du Désert quelques jours plus tard avec la tête du Dragon et l'apportent à Orica comme présent. Vanorl reconnaît ce fait d'arme et scelle l'alliance avec les anvas en commandant à Orica de rouvrir sa Porte Tserlan pour permettre le premier exode planaire de l'Histoire. Pendant huit ans, la Porte d'Orica est maintenue et gardée par une force considérable afin d'accueillir près de vingt-mille réfugiés de Kurtaral, ensuite répartis dans les territoires de Vacylnor. Pour cause, d'après leurs dires, les anvas sont victimes d'un génocide à l'échelle de Kurtaral depuis la fin de la première Guerre Chaotique, en raison de leur refus de se soumettre à l'autorité des artarüls.
De 630 à 660 : Dragons d'Orica
Orica se voit confier une nouvelle mission par l'alliance d'Illergan : envoûter une horde de Dragons capable de se mesurer à celle de Kurtaral. Les recherches des années précédentes ainsi que les informations apportées par les anvas permettent la réalisation de ce projet titanesque. En trente ans, six-mille Dragons sont forcés de rejoindre les rangs d'Illergan. Ce sont pour la plupart des Crurodruns, Dicravs et Pachyrals, peu puissants face aux Styrals, Vectisares et Armases de Sanoïra, et leur enchantement nécessite un mage à proximité pour ne pas se rompre pendant les combats. L'alliance d'Illergan voit ainsi son armée renforcée par des contingents de mages et d'archers à dos de Dragons.
An 684 : Traité de Sirlund
A peine couronné, Melnar, nouveau roi de Vacylnor, décide de mettre fin au conflit latent avec les envahisseurs de l'est. Cela fait maintenant près d'un siècle que les positions ennemies et alliées n'ont pas bougé, et les artarüls ont plusieurs fois manifesté leur volonté de cesser les hostilités (tout en gardant leurs conquêtes). Il signe donc le Traité de Sirlund avec l'actuel roi artarül, contre l'avis de la plupart de ses alliés - notamment le roi de Lerg. Cette décision va considérablement affaiblir l'influence de Vacylnor et c'est vers Orica que les illergannéens vont se tourner, dorénavant.
De 701 à 740 : Troisième Guerre Chaotique
Alors que le commerce s'installe entre les artarüls et les régions encore contrôlées par le roi Melnar, Orica lance une grande offensive contre Taërson en 701 et y installe ses Dragons après à peine quelques jours de combat. Toutes les armées d'Illergan se lancent alors à l'assaut des territoires perdus et une guerre de positions commence. Il y a trois lignes de front principales qui mesurent chacune plusieurs centaines de kilomètres : le front de Sirlund, celui du Désert de Poussière et celui du lac Vestyl. Cette fois-ci, le conflit est équilibré, notamment grâce aux Dragons d'Orica et aux escadrons d'anvas. Les armées s'enlisent pendant une trentaine d'années, puis Orica lance en 732 une série d'attaques sur les Armases de Kurtaral et parvient à éliminer la plupart d'entre elles. Dès lors, Illergan contrôle les cieux et les trois fronts artarüls cèdent les uns après les autres. Le front de Sirlund cède en dernier en 739 et pousse les troupes de Kurtaral à se replier autour de la Porte de l'Est, ultime territoire chaotique d'Illergan. Elles tiennent une année entière avant de sonner la retraite et de fuir par la Porte Tserlan. Les autres Portes sont fermées par Orica, aussi les rescapés des deux autres fronts sont-ils presque entièrement exterminés lors de la reprise de l'est par les armées d'Illergan. Parmi les Dragons qui s'étaient établis en Illergan, la plupart sont tués ou domptés par les mages d'Orica. Dans les régions les moins civilisées, il en reste encore quelque uns mais la défaite de Kurtaral sonne le glas des Fiefs Draconiques.
De 740 à 755 : Avènement de l'Empire Céleste
Orica est plus puissante que jamais grâce à la victoire contre Kurtaral qui lui est en grande partie attribuée. L'archimage Valen et le Conseil d'Orica décident de laisser leurs Dragons dans les cités reprises aux armées du Chaos. Pendant quinze ans, les mages d'Orica s'attribuent des postes de pouvoir partout en Illergan, sous le prétexte qu'ils sont plus compétents en matière de gestion et de défense que leurs prédécesseurs. En 755, le roi de Lerg fait assassiner les trois mages qui veulent lui imposer la politiques d'Orica. Quelques jours plus tard, Une armée de Dragons et de mages attaque Karïrl, prend la ville et assassine la famille royale. Dans les mois qui suivent, Orica prend le pouvoir dans tous les royaumes de la carte (ce qui exclut Démicéria, Norgcal et autres lointains continents) en profitant des dégâts causés par la dernière guerre. La cité naine de Dymrak est la seule à résister avec succès. L'archimage Valen déclare en fin d'année 755 la création de l'Empire Céleste avec Orica comme capitale.
An 952 : Réunion du premier Conseil de la Reconquête
Après deux siècles de domination absolue sous l'Empire Céleste, une résistance parvient enfin à s'organiser. En 952, une réunion secrète historique a lieu à Urlical, cité des pirates, afin de concrétiser les espoirs de libération des peuples d'Illergan. Les participants à cette réunion décident de se nommer le Conseil de la Reconquête. Un quart du Conseil environ est composé de descendants des familles royales déchues, tandis que les autres membres sont des guerriers ou personnages puissants qui sont prêts à mobiliser leurs ressources contre Orica. Une grande partie de ces derniers sont issus des clans servénors, car ceux-ci sont bien plus libres de leurs mouvements que le reste d'Illergan. C'est depuis Urlical que la rébellion va s'organiser jusqu'à la fin de l'Empire Céleste.
De 956 à 970 : Première Fronde
Des attentats visent les mages et Dragons d'Orica dans toutes les grandes villes de l'Empire en 956, à part Orica. Une guérilla urbaine s'installe durablement dans la plupart des anciennes capitales, notamment Vacylnor, Karïrl et Dysarlysy. Au bout d'une quinzaine d'année, la plupart des rebelles ont été tués ainsi que toute leur famille, la fronde est un échec.
De 1020 à 1042 : Fronde de Nyrgu
Le Conseil de la Reconquête envoie toutes ses forces conquérir Nyrgu, afin de constituer une base solide à la résistance sans trahir la localisation du Conseil. La grande Île est libérée de l'emprise d'Orica pendant vingt ans, puis l'Empire repousse les rebelles jusqu'aux montagnes. En 1042, Nyrgu est redevenue impériale mais ses montagnes cachent la seconde base de la Reconquête.
De 1073 à 1080 : Libération du Dyartantic
Les clans servénors se rassemblent dans le marais du Dyartantic et, alliés aux nagas, parviennent à débarrasser la région de toute trace de l'Empire Céleste. Celui-ci ne parviendra pas par la suite à rétablir son contrôle sur cette zone indéfendable et fourmillante de vie hostile. Le Conseil de la Reconquête envoie à partir de 1080 des humains et des nains aider les servénors à bâtir la forteresse de Myesnac en plein cœur du marais. Myesnac devient la troisième base de la reconquête.
De 1160 à 1233 : Reconquête de Lerg
Le Conseil de la Reconquête est désormais assez puissant pour lancer une grande offensive depuis ses trois bases afin de libérer l'ancien royaume de Lerg. La première cible est Dysarlysy, qui tombe en 1165, puis les armées rebelles progressent lentement mais inexorablement dans tout Lerg. En 1233, Lerg est libéré mais personne n'ose attaquer Karïrl qui est presque aussi bien défendue qu'Orica elle-même.
De 1245 à 1271 : L'Empire contre-attaque
L'Empire tente de reprendre Lerg, mais le pays est maintenant trop bien défendu contre les Dragons. Les raids depuis Karïrl se succèdent pendant presque trente ans sans succès. Orica parvient cependant à isoler Lerg et le Dyartantic du reste d'Illergan pour empêcher les rebelles d'organiser la conquête d'autres territoires.
De 1350 à 1411 : Chute de l'Empire Céleste
Le Conseil décide de viser Orica - le cœur de l'Empire - depuis le Dyartantic au lieu de tenter la Reconquête du Vacyentir. Son armée est menée par les servénors qui sont devenus des combattants d'exception grâce à leurs siècles de lutte contre l'Empire. Les rebelles attaquent et prennent Varlsic avant d’entamer l'escalade des Monts Yarlysy. Ils y combattent des hordes de semi-géants à la solde d'Orica ainsi que des milliers de Dragons. Dymrak s'ouvre en 1362 et envoie ses forces aider les rebelles à libérer les autres cités naines. Les pertes sont innombrables du côté rebelle mais les servénors semblent invincibles, ce qui pousse finalement l'Empire à rapatrier une grande partie de ses Dragons dispersés dans le Vacyentir pour contrer la menace. En 1401, les deux armées sont décimées et les derniers servénors commencent le siège d'Orica avec l'aide de Dymrak. A partir de cette date, l'Empire est trop faible pour défendre ses territoires car il se concentre sur Orica. De nouveau foyers de rébellion apparaissent un peu partout et reprennent peu à peu le pouvoir dans tout le Vacyentir. En 1411, l'Empire Céleste tombe et ne contrôle plus qu'Orica qui refuse de se rendre. Le Conseil de la Reconquête décide de cesser le siège, la cité étant manifestement imprenable. Mais la cité des Dragons ne recouvrera jamais sa puissance d'avant l'Empire Céleste.
De 1411 à 1435 : Apogée du Conseil de la Reconquête
En plus des régions déjà contrôlées par le Conseil de la Reconquête (Lerg, Nyrgu, les Monts Yarlysy et le Dyartantic), celui-ci place ses officiers à la tête de toutes les cités d'Illergan. Ce contrôle total d'Illergan est dans un premier temps très bien accepté par les populations locales, mais l'ancienne aristocratie est amère de devoir partager le pouvoir avec des roturiers étrangers. Par ailleurs, une aura de gloire émane dorénavant des servénors, ce qui met définitivement fin à la ségrégation dont ils étaient victimes dans les territoires humains.
An 1445 : Fin de la Reconquête
Les tensions de plus en plus vives au sein du Conseil de la Reconquête poussent celui-ci à se dissoudre partiellement et à renoncer à son influence en Illergan. Les familles aristocratiques quittent le Conseil et reprennent le pouvoir dans leurs anciens territoires en se partageant Illergan comme dans l'ancien temps. La plupart des autres membres du Conseil décident de revenir à Urlical et de se contenter de gouverner la cité en s'enrichissant. Ils gardent le nom de Conseil de la Reconquête mais se désintéressent peu à peu de la géopolitique illergannéene. Les derniers membres se dispersent dans des compagnies de mercenaires composées de vétérans de guerre.
An 1501 : Fondation de l'Empire de Vacylnor
Le roi Selnaar de Vacylnor se couronne empereur et impose un système féodal à l'ensemble des territoires humains du Vacyentir. Ces régions sont organisées en duchés, comtés, vicomtés, baronnies et autres fiefs mineurs tous vassaux les uns des autres et gouvernés en dernière instance par l'Empire. L'empereur décide également de marquer le début de l'Empire en graciant tous les artarüls coincés sur le Vacyentir depuis la fin des Guerres Chaotiques, il leur donne des droits égaux à ceux des humains roturiers impose leur insertion dans les fiefs de l'Empire. Les nobles acceptent volontiers cette décision car elle leur permet de réduire drastiquement le banditisme dans leurs terres. Les Tribaux sont également satisfaits de ne plus avoir à partager les terres sauvages avec les redoutables guerriers artarüls.
De 1501 à 1920 : Croissance de Lerg et de l'Empire de Vacylnor
Les rois et reines de Lerg se succèdent en mettant en place un monarchie de plus en plus absolue, centralisant tous les pouvoirs à Karïrl, leur capitale historique. Le royaume prospère et s'impose notamment comme puissance maritime commerciale et militaire, uniquement inquiétée par Urlical dont la flotte de pirate écume les mers du Sud. De son côté, l'Empire de Vacylnor s'empare de Vag Gan et entreprend de fortifier toutes ses villes côtières.
An 1860 : Ouverture de la Porte d'Urlical
Les tohistes d'Urlical parviennent à ouvrir la Porte Tserlan découverte au cours des Guerres Chaotiques. Les dirigeants de la cité souhaitent créer un contact avec Kurtaral afin de mettre la main sur des richesses introuvables en Illergan, comme par exemple la vodscarl. Le plus grand réseau de contrebande de l'Histoire d'Illergan naît à cette occasion et perdurera pendant des millénaires. L'ouverture de la Porte reste secrète à l'étranger pendant plusieurs siècles.
De 1921 à 1955 : Guerre de Nyrgu
Les pirates de Vag Larm commencent à attaquer les rivages de Nyrgu en 1921. Ce qui ne devait être qu'une série de raids pour le pillage se transforme en invasion et une véritable guerre s'installe sur l'île. Le conflit s'éternise et perturbe fortement le commerce dans l'Est, ce qui pousse l'Empire à intervenir en 1950. Vacylnor parvient à débarrasser Nyrgu des pirates larmiens en cinq ans de combats acharnés. L'Empire profite de sa victoire pour faire de Nyrgu un allié indéfectible et obéissant pour les siècles à venir, en y maintenant notamment une présence militaire même après la guerre.